Mardi 7 avril 2009
2
07
/04
/Avr
/2009
18:33
|
le
11/12/2008
Par Yves-Marc Le Réour
Après l’avertissement de l’américain Praxair, le marché doute des perspectives de ses concurrents européens Air Liquide et Linde
|
|
S’il était un segment que l’on pouvait croire peu sensible aux turbulences économiques, c’était bien celui des gaz industriels. Les résultats à fin septembre
du français Air Liquide et de l’allemand
Linde, respectivement numéro un et deux du secteur, témoignaient en effet d’une croissance solide de l’activité en dépit d’une détérioration perceptible du climat des affaires. Après
l’avertissement lancé par l’américain Praxair mardi soir, c’est le caractère défensif de l’ensemble des acteurs de ce compartiment de la chimie qui semble remis en cause.
Acteur dominant sur le continent américain, Praxair s’attend désormais pour le 4e trimestre à un bénéfice par action hors éléments exceptionnels compris entre 95 cents et un dollar contre
une fourchette de 1,03 à 1,08 dollar anticipée voici seulement six semaines. Le groupe a annoncé parallèlement la suppression de 1.600 emplois «en raison d’une baisse sans précédent
de la demande causée par la récession» qui continuera à peser sur l’activité de sa clientèle; le plan de restructuration, comprenant l’abandon de lignes de produits et certaines
fermetures de sites, se traduira par une charge de 120 millions de dollars dans les comptes de ce trimestre pour des économies ultérieures estimées entre 80 et 100 millions.
Plusieurs bureaux d’analyse ont revu dans la foulée leurs prévisions sur Air Liquide, comme le
CM- CIC qui estime la visibilité sur l’activité du groupe «fortement réduite sur la fin 2008 et le début 2009, dans
un contexte de net ralentissement industriel qui concerne toutes les zones géographiques». Le groupe français étant exposé au ralentissement des marchés aval de la sidérurgie, de la
chimie et de l’électronique, le volet de son plan de croissance Alma prévoyant des économies de coûts de 200 millions d’euros par an pourrait alors se révéler insuffisant dans un contexte
fortement dégradé. Chez UBS, on estime que les
perspectives qu' annoncera le leader mondial du secteur lors de la présentation de ses résultats annuels en février prochain décevront le marché.
Alors que l’action Air
Liquide a perdu 3,3% hier en clôturant à 63,16 euros dans un marché européen en légère hausse, le titre Linde a cédé 2,5% à 56,92 euros
bien que la société ait réitéré ses prévisions pour l’année 2008.
SOURCE: AGEFI
|
Par camaradesdairliquide
-
Publié dans : Presse
0